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RFI sciences

Les singes savent se tromper, le reconnaître, s’en souvenir !

lundi 18 mai 2009

Décidément ils sont bien malins ces singes ! Ils sont même capables de tirer les leçons de leurs erreurs et de prendre des risques afin de tenter d’obtenir de meilleures récompenses, selon une étude publiée jeudi dans la revue Science.

Il s’agit là de « première preuve que les singes, tout comme l’homme, ont le sens de ce qu’ils peuvent, veulent ou doivent faire », explique Ben Hayden, un chercheur du Duke University Medical Center et principal auteur de l’étude.

Ben Hayden et son équipe ont en effet entraîné des singes afin qu’ils associent la vision d’un carré vert sur un écran d’ordinateur à une grosse récompense et d’autres couleurs à un traitement moins intéressant. Puis, les singes devaient identifier parmi huit carrés blancs identiques celui derrière lequel se cachait le carré vert. S’il réussissaient ils recevaient une importante quantité de jus de fruit.

Par ailleurs, pour comprendre s’ils étaient capables de pensées abstraites -qui permettent à l’homme d’envisager les conséquences éventuelles de ses actes-, on leur montrait les récompenses qu’ils avaient ratées, après avoir obtenu le jus de fruit.

Les neurones répondent à la valeur de la récompense

Les chercheurs ont étudié les neurones des singes dans une zone du cerveau appelée cortex antérieur cingulaire (ACC), qui joue un rôle important dans le processus de prise de décision. Ils ont conclu que les neurones répondaient à la valeur de la récompense : plus cette dernière était importante plus la réponse des neurones l’était.

Ils ont aussi mis en évidence que les neurones répondaient de la même manière lorsque l’on montrait aux singes les récompenses qu’ils avaient manquées.

Conclusion : « C’est important d’apprendre que les neurones ont un double rôle, parce que le singe peut uniquement adapter son comportement lorsqu’il reçoit les informations sur les deux types d’événements, le réel et le manqué », indique Michael Platt, un des auteurs de l’étude . Cette fonction peut aider les singes à faire de meilleurs choix. « Un tel mécanisme peut être crucial dans des environnements sociaux complexes, où le comportement des autres fournit beaucoup de nouvelles informations abstraites »ajoute-t-il.

Voir en ligne : http://www.rfi.fr/sciencefr/article...

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